La Faune

Vivent d’abord les mammifères traditionnels du Diois montagnard, : sangliers, renards, blaireaux, fouines, martres, lièvres. Rappelons que le lapin de garenne qui abondait dans les années 60 a complètement disparu. Et puis l’écologie du pays change, et les écologistes, qui pensent que la nature leur appartient agissent. La vallée abrite maintenant des animaux apparus récemment . Le castor remonte la Roanne jusqu’à Saint-Nazaire en rongeant les pommiers et poiriers trop prés de la rivière, il pousse même des incursions dans la Brette. Le chamois s’est installé dans les zones de rochers et d’éboulis. Venu du Vercors et peut être de la Forêt de Saôu, les chevreuils se multiplient actuellement, il n’est pas rare d’en rencontrer la nuit, sur la route. Depuis quelques années on peut écouter au mois de septembre sur certains sites le brâme du Cerf. Enfin dernier mammifère entré en scène, que personne n’avait demandé…, le loup est venu créer la polémique.

 

Les oiseaux sont aussi très nombreux : corbeau freux, pie-grièche, geai, merle, faucon et buse et puis les plus petits : fauvette, orphée, bruant, rouge gorge, bruant ortolan, traquet motteux, pipit rousseline, pipit des arbres… Mais jusqu’aux années 60 la réputation du Pays se faisait par les grives qu’on attrapait avec des trappes ou qu’on mangeait au restaurant , chez Nanie, à Saint Nazaire le Désert.

 

De plus des aigles nichent sur la montagne centrale de Reychas et s’y reproduisent. Deux couples de circaètes jean-le-blanc, grands rapaces au ventre blanc, arrivent régulièrement au mois de mars, ces mangeurs de serpents repartent pour l’Afrique en octobre.

 

Même s’ils sont peu visibles, les reptiles aussi sont présents, petits lézards, lézards verts, couleuvres, vipères. On trouvera aussi de nombreux insectes de tous ordres avec de beaux papillons. Les rivières de plus en plus convoitées par les baigneurs, et dont la ripisylve est de moins en moins entretenue, abritent encore quelques truites, ablettes ou barbeaux.

 

La Flore

Pour la flore naturelle, cette vallée réserve à l’observateur sensible à l’environnement, une variété de plantes, arbres et arbustes telle qu’on peut observer en Drôme méridionale.

 

Partant du lit de la rivière pour atteindre les crêtes, on rencontre tous les types de végétation du sol marno-calcaire. Au fond de la vallée, une grande diversité d’espèces ; des coronilles où viennent se mêler les fleurs roses du bugrane ou arrête bœuf. Le cornouiller sanguin se développe en buissons inextricables. Plus rare dans nos régions le cornouiller mâle aux floraisons dorées en fin d’hiver est recherché pour ses fruits agréables. Le rhus cotinus, également appelé arbre aux perruques, s’enracine dans les fissures rocheuses. L’automne fait rougir son feuillage donnant à la vallée un flamboiement éphémère. Les bords de la rivière, en dehors des rives rocheuses, sont parsemés de peupliers ou de frênes dominant les buissons et toutes les autres espèces. On remarquera les troncs argentés des grisards.

 

En grimpant dans les pentes, on rencontre les buis et les chênes, et les genévriers, c’est en marchant dans les anciens chemins, que l’on rencontrera de belles bordures de buis existant depuis des lustres. Souvent les genets vivaces, d’un jaune d’or au printemps, gagnent des terrains non cultivés et forme des touffes impénétrables dont il est difficile de se débarasser. On découvrira l’odeur subtile de la lavande sauvage du coté d’Aucelon ou de Volvent. La forêt Communale d’Aucelon associe les hêtres et les ifs, celle de Rochefourchat les hêtres ( qu’on appelle ici les fayards) et les sapins. Souvent la couleur noire du paysage est donné par les pins noirs d’Autriche, reboisement entrepris dés le 19ème siècle par l’O.N.F. qui gère 3500 ha de forêts domaniales, pour stopper l’érosion des sols, déboisés auparavant pour la construction et le chauffage.

 

Arrivons maintenant sur les crêtes et les plateaux, Angèle, la Servelle , Couspeau . Là s’étendent de vastes pâturages. A peine la neige disparue, on découvre des colonie de crocus, de gentianes et d’orchidées. En mai se dresse la hampe de l’asphodèle émergeant d’une couronne de feuillage. On notera qu’une partie du plateau de la Servelle achetée par le Département est classée – Natura 2000 -

Quelques plantes méritent une attention particulière : le thérébinthe qui pousse ici une avancée vers le Nord. Plus étonnante encore, la rencontre du genévrier thuriféraire ou porte-encens qui dans tout le massif Alpin n’existe qu’à quelques exemplaires isolés.